Quelle veille stratégique pour les entreprises ?
Horizons - 25 Avril 2007 - Marroc
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La méthode LESCA pour une aide à distance
Intelligence Economique - 11 Janvier 2007 - Le Moci - n° 1785
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Fique atento aos sinais fracos
ABRAIC News - Dezembro 2006 - Ano I - n° 4 - Brésil
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Attention,
des signaux faibles sont peut-être autour de vous.
Regards
sur l'IE - n° 4 - Juillet/Août 2004
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Création
Collective de Sens pour l'Intelligence Economique.
Veille
Magazine - n° 78 - Octobre 2004
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Mission
Scientifique au Brésil dans le cadre du Projet CAPES-COFECUB
En
voyage au Brésil
dans le cadre de coopération avec l'équipe GIANTI
(PPGA/EA/UFRGS, Porto Alegre Brésil) coordonneé par le
Professeur Henrique Freitas, le Professeur Lesca a réalisé
une mission scientifique pendant la période du 24 octobre 2004
jusqu'au 07 novembre 2004.
Sur
place, Humbert Lesca a réalisé plusieurs interventions
et présentations dans des universités (Université
Fédérale du Rio Grande do Sul à Porto Alegre RS,
UNISINOS à São Leopoldo RS, PUCRS à Porto Alegre
RS et Univates à Lajeado RS) ainsi qu'auprès des entreprises
locales. Il a aussi été présent pour la journée
meeting Capes-Cofecub Nationale (ILEA) du 3 novembre à Porto
Alegre.
Cette
mission a été l'occasion d'accroître davantage la
coopération entre les équipes de GIANTI-PPGA/EA/UFRGS/Porto
Alegre et Equipe LESCA-CERAG/UPMF/Grenoble existante depuis une quinzaine
d'années. Des accords entre les équipes et des nouveaux
projets ont été formalisés.
Cliquez
sur les liens ci-dessus pour voir les vidéos des présentations
du Professeur Lesca :
Vidéo
de l'interview (Jornal do Comércio)
Vidéo
de la présentation au PPGA/EA/UFRGS - Porto Alegre RS - Brésil
Vidéo
de la présentation à UNIVATES - Lajeado RS - Brésil
Cliquez
sur les liens ci-dessus pour voir les reportages apparues dans des journaux
locaux.
* Article
apparu dans le Jornal do Comércio
* Article
apparu dans le Jornal O Informativo do Vale do Taquari
* Article
apparu dans le Jornal Unisinos Online

Le module
Veille Stratégique de l' ESA, certifié ISO 9001 en 1998
< ADESA infos - n.17 - Novembre 1998 >
Le
module de recherche et de formation pour la Veille Stratégique,
que dirige le Professeur Humbert LESCA, vient d'accéder à
la Certification ISO 900 1. C'est le seul exemple connu, en Europe à
notre connaissance.
Pourquoi
avoir choisi cet objectif innovant ? « Pour être les meilleurs
dans notre domaine » évidemment, mais aussi pour créer
de la valeur et des avantages.
Lesquels
et pour qui?
-
Pour les entreprises : un surcroît de garantie pour les entreprises
qui s'adressent à l'équipe du Professeur LESCA pour les
aider à mettre en place un dispositif de Veille Stratégique
efficace et adapté à leurs spécificités.
C'est le cas d'une dizaine d'entreprises pour la seule année
1998.
-
Pour les étudiants de l'ESA, et notamment ceux du DESS «
Management des Systèmes d'information et d'Organisation »,
dont le module Veille Stratégique fait partie de leur formation.
Ces étudiants ont ainsi la garantie de la solidité professionnelle
de leur formation. À ces étudiants de DESS ou du Magistère,
il faut ajouter ceux qui sont en DEA et en thèse avec le professeur
LESCA, au sein du laboratoire CERAG.
-
Pour l'ESA, qui a été évaluée comme étant
l'un des meilleurs établissements universitaires français
en Management et qui a le désir de progresser encore plus dans
cette voie, sous l'impulsion de son directeur Didier RETOUR.
-
Pour l'Université Pierre Mendès France, enfin, qui vise
à développer la démarche Qualité dans ses
activités et qui a l'ambition d'être toujours plus en interaction
constructive avec les entreprises qui sont ses interlocuteurs naturels.
La
remise officielle de la certification ISO 9001 du modele de veille stratégique
d'Humbert LESCA a eu lieu le 21 septembre. Ce label, pour la première
fois attribué à une université en France a été
décerné par Monsieur Jacques ROY, Directeur Général
du bureau VERITAS.
Veille Stratégique
: Les entreprises en quête de repéres
< Revue TRANSVERSALE n. 4 Janvier 1998
Pole Européen Universitarie et Scientifique - Grenoble >
Submergées d'informations, les entreprises peinent à dégager
les données dont elles ont besoin pour anticiper. Ce problème
diffus mais universel a donné naissance à une discipline
scientifique à part entière: près de 200 entreprises
de divers pays utilisent aujourd'hui les méthodes et les logiciels
de ,veille stratégique du CERÀG*.
La veille technologique ?
Tout le monde connait, beaucoup pratiquent... Mais la veille stratégique,
qui porte aussi sur les concurrents, les clients, la législation
etc., reste une réalité bien fragile. Certaines entreprises
misent sur leur service de documentation. Mais qui exploite véritablement
ces recherches ? D'autres investissent dans un logiciel de gestion documentaire.
Mais un stock d'informations, même bien géré, ne
livre pas de lui-même des pistes d'action. D'autres encore décrètent
la mobilisation générale : tous en veille ! Mais les informations
sont peu exploitées et les salariés se démotivent...
"Depuis
1982, notre souci a été de créer à partir
de ce problème un domaine de recherche bien identifié,
puis de rendre ces travaux visibles grâce à des logiciels"
explique Humbert Lesca, du CERAG. La réaction des entreprises
n'a pas tardé, en France mais aussi en Suisse, en Espagne, en
Italie, au Brésil, au Canada, en Corée... Près
de deux cents sociétés sont aujourd'hui en contact avec
le CERAG, parmi lesquelles IBM, Elf-Aquitaine, L'Oréal, France
Télécom ou Schneider. Ces échanges ont débouché
sur une quinzaine de thèses, de multiples publications et une
dizaine de logiciels, à la fois outils de travail pour les entreprises
et de recherche pour le laboratoire.
Transformer des "signaux faibles" en forces motrices
Le CERAG n'apporte aucun concept révolutionnaire. Simplement
une démarche construite et rigoureuse, divisée en huit
sous-processus (voir schéma ci-contre), pour capter les "signaux
faibles" masqués par le bruit ambiant, puis les amplifier
pour les rendre intelligibles. 'Un signal faible peut être une
offre d'emploi, une brève de 5 lignes en dernière page
d'un quotidien, un nom sur un permis de construire... C'est une information
apparemment anodine, mais annonciatrice d'événements importants."
Méthodiquement,
le CERAG a étudié et optimisé chacun des sous-processus.
Le ciblage ("que devons-nous chercher ? " ), problématique
qui a dérouté puis passionné bien des directions
générales ; la traque des informations, qui a mené
le laboratoire jusqu'à l'étude des processus cognitifs
; la sélection des données et leur circulation dans l'entreprise
("trop d'informations se perdent dans l'organisation) ; l'interprétation,
mélange de créativité et de rigueur : "Très
peu d'entreprises savent transformer des signaux faibles en forces motrices
, le patron décide seul, ou le comité de direction statue
selon un processus totalement informel. "
Là
encore, Humbert Lesca garde en mémoire ces réflexions
de hauts dirigeants au sortir d'une séance de travail : c'est
la première fois qu'on discute de tels problèmes'... Pourtant,
la veille stratégique est tout sauf une usine à gaz :
sans investissement, sans embauche, plusieurs PME de 20 personnes ont
adopté les méthodes du CERAG. Avec le logiciel Fennec,
le Cerag évalue la démarche de veille stratégique
d'une entreprise en une demi-journée.
* CERAG : Centre d'études et de recherches appliquées
à la gestion
Grenoble
Alpes Incubation
La
communité scientifique grenobloise monte un projet innovant pour
la valorisation de ses travaux
< Intercurs - Le journal de l'universite UPMF - Grenoble 2
n. 373 du 22 au 28 juin 1999 >
Tout juste sortie des cartons, l'association Grenoble - Alpes Incubation
préfigure la création d'un Groupement d'intérêt
public (Gip) du même nom, répondant au souci de cinq grands
acteurs de la recherche publique de voir sortir - et perdurer - des
entreprises de leurs laboratoires (1). Grenoble, avec des implantations
universitaires concernées dans le sillon alpin, prend ainsi une
longueur d'avance dans la politique nationale d'innovation. Avec une
initiative similaire à Lyon, la nouvelle structure participe
'ainsi au Réseau régional d'offre économique de
recherche. Lancé par l'Etat et le conseil régional Rhône-Alpes,
ce réseau couvre un territoire crédité de 10% du
potentiel de la recherche française. « La contribution
des organismes français de recherche à l'innovation industrielle
ou de services reste trop faible. Conscients que la concurrence mondiale
se joue là dessus, nous voulons conduire au succès les
chercheurs candidats à la création d'entreprise»
explique Philippe Mallein, secrétaire du bureau de Grenoble Alpes
Incubation qui est le « Monsieur incubateur» de l'Upmf (2).
Le
nouveau dispositif accompagnera les projets dans la phase délicate
qui précède la création de l'entreprise proprement
dite : études de marché, réalisation de business
plans, protection intellectuelle, recherche de financement etc. «Il
s'agit de passer du sur-mesure au prêt-à-porter»
poursuit Philippe Mallein, «ce qui veut aussi dire que toute idée
géniale ne sera pas forcément couvée. Le candidat
créateur passera au crible d'un comité de sélection,
composé de scientifiques et d'industriels très représentatifs
du tissu économique local». La première réunion
de ce comité est prévue fin juin. L'incubateur, implanté
à cheval sur la Zone pour l'innovation et les réalisations
scientifiques et techniques (Zirst) de Meylan et le quartier d'affaires
Europole, sera animé pldes, managers et consultants à
temps, sous la direction de Jean-Marie Crépin-Chapuis, un homme
fort d'une solide expérience industrielle.
Le
budget annuel, négocié entre l'Etat et la Région,
fera appel aux fonds classiques comme aux différentes collectivités
locales, et la nouvelle structure sera également un interlocuteur
privilégié des fameux fonds d'amorçage (Emertec,
Source), soutenus par le gouvernement. «Le coût moyen d'un
projet est chiffré à 700 000 francs, mais cette somme
est susceptible de variations importantes selon chaque cas particulier
D'ores et déjà, nous avons une trentaine de projets en
soute, parmi lesquels plusieurs provenant des sciences sociales, ce
dontje me réjouis» explique Jean-Claude Sabonnadière,
président de Grenoble Alpes Incubation, et vice-président
de l'Institut national polytechnique de Grenoble (Inpg). «L'Upmf
recèle un important gisement d'inventions, en termes de méthodologie
et de services, prouvant que les sciences sociales peuvent contribuer
à cette démarche d'innovation, au même titre que
les sciences dites "dures"» renchérit Philippe
Meein. Les services de veille stratégique développés
par Humbert Lesca et le programme de conception d'innovations assistée
par l'usage (Cautic), sont les projets les plus aboutis, suivis par
d'autres dossiers émergents, comme ceux de l'équipe Ester
de l'Espace Europe sur le développement économique territorialisé,
ou Pôles Enerdata avec l'Institut économique et politique
de l'énergie (lepe). Dans le cadre de la négociation du
contrat quadriennal, l'Université demande la création
d'une cellule de valorisation, permettant de faire sortir des laboratoires
de l'Upmf les produits et services innovants issus de la recherche en
sciences sociales, en partenariat avec l'Anvie (3).
Claude Le Charmen.
(1)
Membres fondateurs - Centre national de la recherche scientifique (Cnrs),
Cornmissariat à l'énergie atomique (Cea), institut national
polytechnique de Grenoble (inpg), Université Joseph-Fourier (Ujf),
Université Pierre Mendès France (Uprnf). Membres associés
(en cours de négociation): Université de Savoie, Institut
national de la santé et de la recherche médicale (inserm),
Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).
(2)
Bureau de Grenoble Alpes incubation : président: Jean-Claude
Sabonnadière (Inpg), vice-présidents : Jacques Voiron
(Ujf), Denis Randet (Leti), secrétaire : Philippe Mallein (Upmf),
trésorière : Jeanne Jordanov (Cnrs).
(3)
Association nationale pour la valorisation interdisciplinaire de la
recherche en sciences de l'homme et de la société auprès
des entreprises.
Le
Renouveau - TUNIS - 9 Avril 1999
VEILLE STRATEGIQUE : Pour mieux anticiper les évolutions futures
«Au moment où l'environnement des entreprises tunisiennes
connaît une grande mutation, le développement d'une veille
stratégique au niveau de l'entreprise et au niveau national constitue
le meilleur moyen d'anticiper les évolutions stratégiques
futures», c'est l'objectif que s'estfixé LADHEC -(Association
des Diplômés des Hautes Etudes Commerciales de Tunis) en
organisant mercredi dernier à Tunis un séminaire ayant
pour thème « La veille stratégique: outil de diagnostic
et d'anticipation».
Ayant
comme cibles les dirigeants et cadres supéerieures des entreprises,
les centres e soutien et d'appui à l'écononùe,
les enseignants et les chercheurs, ce sénùnaire se veut
une réunion de sensibilisation et de réflexion sur la
stratégie à adopter à l'heure des grandes mutations
et l'ouverture des marchés, afin d'être prêts à
relever les défis de la mondialisation.
Avec
un programme chargé et diversifié, cette rencontre est
intéressante dans la mesure où les invités et les
communicateurs ont abordé le thème de la journée
sous toutes ses facettes.
«Enjeux
stratégiques pour l'économie tunisienne face à
l'ouverture», «Evolution des approches de mise en place
d'une veille stratégiques et tant d'autres communications qui
ont explicité et pré- senté la stratégie
de la veille comme une anticipation de ce que sera l'économie
tunisienne face à l'ouverture de son marché.
Qu'est-ce
que la veille stratégique?
Mme
Inès Tanboura Boulifa, professeur à I'IHEC et chercheur,
a pris la parole pour parler de la veille stratégique et faire
son historique. En fait, le nouvel ordre mondial a tout bouleversé
de façon que tout le monde soit appelé à suivre
ses principes sous peine de disparaître. Cette ontrainte a fait
que les entreprises sont appelées à être compétitives,
et ce d'une façon continuelle sinon progressive. D'ailleurs,
l'ouverture sur l'extérieur est une condition essentielle et
non suffisante, précise pourtant l'oratrice. En effet, il ne
suffit pas que l'entreprise soit ouverte, il faut qu'elle ait la capacité
et la volonté d'affronter avec succès la complexité
de l'environnement et d'effectuer à temps les ajustements indispensables.
C'est le rôle de la veille stratégique.
La
veille stratégique se présente donc comme un système
d'information ouvert sur l'extérieur qui a pour objet de scruter
l'environnement afin de ituer les enjeux à venir et de nourrir
le processus de décision stratégique de l'entreprise.
A ce niveau, le but de la veille stratégique est de transformer
des «informations brutes» sur l'environnement en une forme
de savoir, plus encore en une forme d'intelligence de l'entreprise au
service de son devenir. Donc, la veille stratégique est une activité
organisationnelle à travers laquelle les informations nécessaires
aux changements sont collectées, analysées puis diffusés
pour être intégrees dans le processus stratégique
de prise de décision.
En
fait, la veille stratégique est multiforme et englobe les veilles
technologique, concurrentielle, commerciale et environnernentale.
Ces
différentes facettes de la veille stratégique démontrent
qu'il s'agit d'un phénomène qui n'est pas nouveau mais
qui a existé depuis plusieurs années, et ce, pour familiariser
les entreprises avec les mutations économiques dans le monde.
La
veille stratégique dépend, ainsi, de la volonté
des dirigeants, des critères à utiliser pour sélectionner
les informations de veille, la désignation de personnes qualifiées
au sein de l'entreprise pour la collecte d'informations, de l'organisation
de la circulation des informations et de la modalité d'interprétation
et d'exploitation de ces informations pour aboutir à la signification
utile. La Tunisie, consciente de l'importance d'une telle stratégie,
a fourni beaucoup d'efforts afin de garantir aux entreprises le passage
vers la mondialisation avec un niveau minimal de compétitivité.
Ceci dit, plusieurs organes ont vu le jour, et ce pour veiller à
ce que l'entreprise se prépare dès maintenant à
la phase finale de la mondialisation. C'est-à- dire, l' ouverture
au commerce mondial. Dans ce contexte, plusieurs centres d'appui à
l'économie ont vu le jour dans le but de préparer notre
économie, en aidant les entreprises, à faire son entrée
dans la dure compétition qui l'attend. Ces centres sont entre
autres: l'API (Agence de Promotion des Investissements), le BMN (Bureau
de Mise à Niveau) qui a la dure tâche de rendre compétitives
les entreprises en suivant de près leur politique organisationnelle
et la formation continue de leurs ressources humaines, le CEPEX (Centre
de promotion des exportations) et l'INS (Institut national des statistiques),
un centre fort important qui, de par ses sondages, nous permet de nous
situer économiquement par rapport aux années précédentes.
Prêts
à affronter la dure compétition? Pas encore, vous répondent
les spécialistes en se basant sur la mise à niveau, une
stratégie progressive et continuelle, donc qui ne s'arrête
jamais et qui garantit aux entreprises d'être de plus en plus
compétitives. Ainsi, la veille est une stratégie de diagnostic
et surtout d'anticipation. Un oeil vigilant ouvert sur ce qui nous arrivera
quand nos frontières se seront ouvertes à une concurrence
très serrée.
De la Veille Stratégique à l' intelligence stratégique
de l' entreprise
< ADESA Infos - n.13 - Juin 1997 - ESA >
Rappelons la définition de l'expression « veille stratégique
», telle qu'elle a été proposée par notre
équipe dès la fin des années 80 et telle qu'elle
est maintenant largement acceptée dans la plupart des entreprises
du monde francophone (dont le Québec). Les Américains
parlent de « Business intelligence », de « Competitive
intelligence » ou encore de « Early warning systern ».
Nous
appelons Veille Stratégique le processus informationnel volontariste
par lequel l'entreprise recherche, de façon anticipative, des
signaux d'alerte précoce de son environnement socio-économique
dans le but de créer des opportunités et de réduire
les risques liés à l'incertitude.
L'expression
"veille stratégique" est une expression générique,
comme nous allons le voir plus loin. Pour le moment, soulignons que
le processus informationnel en question est un processus transverse
à l'entreprise, faisant intervenir plusieurs acteurs aux prestations
diverses, et que ce processus comprend plusieurs phases essentielles
visualisées sur la figure suivante.
Finalité de la veille stratégique
L'adjectit
--stratégique-- n'est pas une concession à la mode du
moment. Nous l'utilisons pour signaler que les informations fournies
par la veille stratégique ne concernent pas les opérations
courantes et répétitives, mais concernent plutôt
les décisions qui engagent l'évolution et la pérennité
de l'entreprise, en relation avec les changements de son environnement
socio-économique. Il s'agit donc de décisions peu répétitives,
concernant des problèmes difficiles à structurer. De ce
fait, l'utilisation des informations prend une dimension créative.
Le traitement des signaux d'alerte précoce (parfois appelés
signaux faibles) est plus proche d'une heuristique que d'un algorithme.
Pour expliquer l'utilité de la veille stratégique on peut
commencer par poser la question suivante. Quel est votre objectif prioritaire
: Aborder efficacement un client industriel potentiel? Se protéger
contre un concurrent dangereux ? Innover en dehors d'une impasse? Dans
tous ces cas, et bien d'autres, la veille stratégique est vitale.
Ne
pas confondre avec la veille technologique
L'expression
"veille stratégique" est une expression générique
qui englobe plusieurs types de veilles spécifiques et notamment
la veille « concurrents », la veille « clients »
par exemple, mais également la veille technologique. Et c'est
là qu'est le risque de confusion dans lequel nous enferment les
journalistes peu avisés. Au début des années 80
seule la veille technologique avait une existence, du moins en France.
Elle concernait la collecte des informations scientifiques et techniques.
Certains laboratoires (publics et privés) avaient déjà
mis en place un tel dispositif. Par la suite, l'expression a continué
d'être utilisée, mais de façon impropre, pour désigner
des veilles ciblées sur d'autres sujets tels les concurrents,
par exemple. Aujourd'hui cette appellation continue d'être utilisée
avec un contenu qui n'est plus le sien. Par suite, cette expression
est maintenant galvaudée et presque vide de sens. L'expression
veille technologique doit n'être utilisée que pour les
informations scientifiques et techniques. C'est loin d'être l'ensemble
des informations utiles pour les décisions stratégiques.
Le
mot « veille » est très insatisfaisant
La
figure visualise plusieurs étapes (ou sous-processus) : le ciblage
de la veille, la traque et la sélection des informations, leur
remontée vers une mémoire centrale, l'interprétation
et l'utilisation des signaux faibles pour créer de la signification,
le passage du sens ainsi créé à l'action concrète
des opérationnels, etc. Bref, la veille stratégique est
un véritable processus d'intelligence, mais d'intelligence collective,
au niveau de l'entreprise ou bien d'une division de celle-ci. Le mot
veille ne rend pas compte de la richesse de ce processus, c'est pourquoi
ce mot est insatisfaisant. De plus, le mot veille a une connotation
passive, ce qui est contradictoire avec la dimension vigoureusement
volontariste du processus dont nous parlons. Voilà deux raisons
de rejeter ce mot. Une dernière raison est que le mot s'avère
démobilisateur dans les entreprises. C'est pourquoi nous proposons
de remplacer l'expression « veille stratégique »
par l'expression « Intelligence stratégique ». Dès
notre premier livre sur le sujet, nous avions utilisé le sous-titre
« Uentreprise intelligente ».
Autres
caractéristiques stimulantes
La
veille stratégique, pardon, nous voulons dire l'intelligence
Stratégique, possède d'autres particularités que
nous ne faisons qu'évoquer : C'est un processus d'apprentissage
collectif : plus une entreprise pratique ce processus, plus elle devient
habile dans ce domaine et en tire profit. Progressivement l'intelligence
stratégique devient plus efficace au moindre coût. Nous
citerons UOREAL, à titre d'exemple. Enfin, l'intelligence stratégique
est également un processus de capitalisation des informations
et des connaissances individuelles et collectives, en vue de leurs fiabilisation
et enrichissement.
Professeur
Humbert Lesca
Les
PME s'éveillent à la veille stratégique
< Revue Présences - Nov. 1997 >
Les
plus hautes autorités de l'Etat ond donné l'alerte. Nos
PME expossées auxpérils de la mondialisation des marchés,
seraient moins bien armées que leurs concurrentes étrangères
pour faire face à cette impitoyable guerre de l'information économique.
Humbert Lesca, responsable du CERAG, le plus gros laboratoire français
dédié à la veille technologique, et Marie-Laurence
Caron, qui vient de soutenir une thèse sur ce sujet: "La
veille n'est pas l'affaire d'une personne, elle résulte avant
tout d'un processus. Il manque presque toujours un maillon de la chaîne."
LEXIQUE:
Intelligence
économique. Intronisé en 1994 par le fameux rapport Martre
(ex-PDG de l'Aérospatiale et président de l'Afnor), ce
concept anglo-saxon englobe les différentes formes de veille-stratégique,
concurrentielle, commerciale et sociétale. Sa définition
officielle: "L'ensemble des actions coordonnées de recherche
de traitement et de distribuition en vue de son exploitation de l'information
utile aux acteurs économiques. Ces actions sont menées
légalement."
Veille
Stratégique: le professeur Humbert Lesca, à la tête
de l'un 'des plus gros laboratoires de recherche français dans
ce domaine, à Saint-Martin-d'Hères, revendique la paternité
de cette notion générique, recouvrant comme la première
les autres formes de veilles spécifiques. Il la définit
comme "l'écoute prospective de l'environment".
Intelligence
Stratégique: C'est la derniére définition proposée
par Humbert Lesca pour faire la jonction entre les différents
concepts: "La veille a une connotation passive, ce qui est contradictoire
avec la dimension vigoureusement volontariste du processus".
FENNEC
- PREMIER LOGICIEL MONDIAL DE VEILLE STRATÉGIQUE
< Intelligence Artificielle >
< Revue Technologies - Septembre 1991 >
Simple et
évolutif, ce logiciel expert évolue les capacités
d'une PMI à faire de l'écoute prospective de l'environnement.
Et il formule des recommandattions.
L'intelligence
artificielle se met au service de la veille. Stratégique. Une
premiere mondiale ! Développé par le laboratoire Cerag-Sid
dirigé par le professeur Humbert Lesca de l'Ecole supérieure
des affaires de l'université de Grenoble 2, le logiciel expert
Fennec permet en effet de diagnostiquer la capacité d'une entreprise
à faire de la veille technologique, concurrentielle et commerciale.
Outrement
dit, de l'«écoute prospective de l'environnement »
(EPE) selon une expression chère à son créateur.
Grâce
à l'informatique, une telle analyse est ultrarapide. Un entretien
compris entre trente minutes (avec le directeur général)
et moins de deux heures (si ses collaborateurs sont aussi, interviewés)
suffit. Deux batteries de questions simples (Quelles sources d'informations
exploitez-vous ? Participez-vous à des colloques ? Etes-vous
en contact avec des laboratoires ? ... ) qui permettent de proceder
à des recoupernents et de déceler des contradictions,
sont posées à l'interlocuteur. Le logiciel étant
convivial et interactif, ce dernier a la possibilité d'hésiter,
de revenir sur certaines de ses réponses, de les préciser
ou de les nuancer.
Au
terme de cet « interrogatoire», Fennec dresse un diagnostic
qui visualise de manière, simple et agréable l'état
des lieux de l'entreprise, évalue sa capacité à
faire de la veille stratégique et formule des recommandations.
Le point d'aboutissement est un tableau de bord constitué de
neuf indicateurs globaux. Trois permettent d'évaluer la veille
stratégique et six les facteurs clés de succès
(style de direction, sources d'information, transmission de l'information
... ). Comprenant une base de connaissances constituée d'un ensemble
de questionnaires et de messages ainsi que de règles d'inférences
qui a demandé près de 4 hommes/an de développement,
Fennec présente quatre caractéristiques, fondamentales:
simplicité (vocabulaire de terrain), crédibilité
(recommandations réalistes), évolutivité (le générateur
de système expert est enrichiy par le laboratoire des nouvelles
connaissances ou expériences) et portabilité (utilisation
d' un micro doté de 20 M0 de mémoire).
Commercialisé
en relation de Partenariat aux environs de 25 000 francs, Fennec est
destiné en priorité aux PMI, aux divïsions de groupes
industriels, aux conseils extérieurs en veille stratégique
ainsi qu'aux organismes chargés d'aider les PMI (Anvar, Arist,
CCI.. .) .
Marc
Chabreuit